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C'est un livre entier qu'il faudrait écrire sur ce sujet. Mais je propose
ci-dessous une simple explication.
Le culte de Dieu.
Vous pouvez choisir la religion égyptienne ancienne, le catholicisme, la
religion musulmane ou juive, c'est sans importance. L'important est de
comprendre les notions élémentaires de ces religions, puis de
dépasser les images, afin cette fois de ressentir vitalement ce qu'est Dieu.
L'irréligion est vraiment le pire des maux. Les hommes, dont l'esprit
n'héberge naturellement que des conceptions négatives et angoissantes, ont besoin d'un
guide positif, unifié. Ainsi, par la religion on trouve une alternative à notre négativité
naturelle. La religion permet donc de travailler avec confiance, de se
sacrifier avec élan, d'être bon et désintéressé, de se soumettre aux
obligations des lois.
La religion ainsi comprise possède une puissance moralisatrice
incomparable, parce qu'elle explique les vraies raisons d'éviter le mal et
de faire le bien, en un mot d'accomplir son devoir. Aussi, son rôle est-il
capital pour établir, dans l'ordre social, la légitimité des hiérarchies
et des disciplines et pour imposer la nécessité des lois et de leurs
sanctions.
Le culte des parents
Le
mariage correspond, à un regroupement de forces complémentaires, mâle et
femelle, originairement unies, puis matériellement séparées, qui se
reconstituent en une unité indissoluble, dont la monogamie est
l'expression matérielle idéale. L'occultisme pythagoricien enseignait, par
la science des nombres, que l'homme archétype, originel ou cosmique, était
une unité androgyne, formé de deux moitiés qui furent séparées et
transformées dans l'involution charnelle (scientifiquement : l'embryon est
bisexué, autant masculin que féminin, jusqu'au troisième mois).
Il s'établit que la femme n'est ni supérieure, ni inférieure, ni égale à
l'homme, mais qu'elle est complémentaire par sa conformation matérielle,
par son instinct d'opposition négative à l'emprise positive, par sa
collaboration affectueuse. L'homme doit aimer sa femme exactement comme
soi-même et la femme révérer son mari comme le chef de soi-même.
Le troisième élément de la famille est l'enfant. Il complète la trinité de
forces qui s'assemblent pour former une nouvelle unité, selon le mode
quaternaire ou tétradique pythagoricien.
Pour que la famille forme un tout harmonieux, capable de
progrès, il faut d'abord que le père veille à donner l'exemple de l'ordre
complet. Il pourra ainsi imprimer une juste direction à son foyer, surveiller et
protéger assidûment l'enfant, sélectionner ses instincts, réprimer les basses
impulsions et les violences de l'animalité (car l'homme n'est pas naturellement
bon) et s'efforcer de conduire les siens vers l'idéal de
vérité,
c'est-à-dire d'affection et de perfection qui est Dieu.
Alors, l'enfant
deviendra apte par un juste retour, à rendre à ses parents les bienfaits qu'il
en aura reçus, c'est-à-dire à les combler de prévenances, d'affection et de
vénération, surtout quand ils plient sous le faix des années.
C'est à juste
titre que dans l'institut pythagoricien, le culte de la famille passait avant
celui de l'amitié. Le meilleur ami ne saurait, en effet, s'imposer la continuité
d'affection et surtout d'esprit de sacrifice dont un père et une mère sont
capables à l'égard de leurs enfants. L'expérience établit qu'on peut arriver à
remplacer un ami, mais qu'on ne retrouve jamais le coeur d'une mère. C'est un
déchirement inguérissable que de perdre sa mère. En cas de péril ou de revers,
personne ne saurait offrir sa protection ou ses consolations, avec autant d'élan
du coeur qu'un proche parent. C'est pourquoi l'unité familiale doit être établie
et protégée à tout prix. C'est pourquoi le culte de la famille est le second
principe fondamentale menant à la sagesse.
De l'amitié.
Il ne faut
pas attribuer son amitié à des gens sans élévation ni moralité. Ce serait une
profanation de l'accorder pour donner satisfaction à des intérêts passagers,
d'ordre matériel. Et comme les vrais modèles de vertu sont encore l'exception
parmi les hommes, l'amitié véritable sera donc une chose rare et précieuse.
Pourtant, on peut découvrir dans tous les rangs de la société, des sujets dignes
de la cultiver. Une nature simple et droite est souvent plus apte à l'amitié
qu'une âme compliquée et tortueuse.
Le choix doit aussi porter sur l'homme le plus digne, parce que les
influences mentales sont contagieuses et parce que la vertu peut se
transmettre. Le bon exemple et les saines paroles des sages élèvent l'âme,
sèment l'optimisme et fortifient la volonté.
Concernant les
autres hommes, il convient de se garder de l'esprit de haine, même à l'égard des
méchants qui pèchent uniquement par manque d'expérience ou par ignorance.
Les vrais amis
savent que leur union comporte plus de devoirs que de droits.
La culture personnelle.
La culture mentale.
L'éducation
de soi-même est la condition fondamentale du progrès. Elle seule donne empire
sur soi-même et sur les autres. Personne, en effet, ne peut se substituer à nous
pour mettre de l'ordre dans notre conscience, affermir notre volonté,
coordonner nos efforts et maîtriser nos passions, parce que le progrès mental
doit être une oeuvre individuelle. L'homme clairvoyant et plein de rectitude,
rend sa pensée plus lucide, son jugement plus sûr et sa volonté plus puissante.
Rien ne rend plus maître de soi que l'habitude de la sobriété (sexuelle,
auditive, olfactive, relationnelle, alimentaire...). On choisira les lieux épanouissants
et chastes, on recherchera les ambiances calmes et harmonieuses. On prononcera
des paroles positives, avec calme, car il est essentiel d'être impeccable
vis-à-vis de soi-même.
On attribue cette phrase à Pythagore : « Ne goûte à la volupté que quand
tu consentiras à être inférieur à toi-même. »
A propos du
travail. L'activité intellectuelle renforce le moral, contribue à
l'embellissement de l'âme et procure un afflux de forces vitales supérieures.
L'effort produit avec soin et attention apporte toujours sa récompense dans un
progrès individuel. Il convient d'alterner les travaux pour s'épanouir et
s'illuminer l'esprit et l'âme.
La culture physique.
L'obéissance aux lois naturelles passe aussi par l'entretien du corps. Le corps
étant un ensemble d'équilibre, sa santé
s'obtient par la pureté et
l'équilibre des humeurs, grâce à une nourriture pure et modérée, à un exercice
régulier et proportionné et à une hygiène naturelle.
L'exercice rend le corps robuste, en même temps qu'il assainit la pensée et
fortifie le caractère.
Il faut vivre le plus proche de la nature possible pour bénéficier du magnétisme
vivifiant de la terre, du soleil, de l'air et de l'eau.
La nourriture absorbée doit être en quantité nécessaire (sans excès, ni
insuffisance). La pureté des produits doit être sans concession. Le régime
alimentaire du chercheur spirituel est le régime végétarien qui inclut des céréales, tous les
végétaux comestibles, et des laitages. Ce régime exclut les viandes, poissons,
crustacés, alcools, et autres produits fermentés.
Il convient d'être toujours réservé et discret dans la recherche spirituelle.
Les cultures physiques et mentales doivent être réalisées sans ostentation. De
plus ce qui est bon pour l'un n'est peut-être pas bon pour l'autre. Chacun
réalise son parcours spirituel à sa vitesse en passant par des étapes de passion
(d'excès).
Il convient d'être pondéré et réfléchi. Il est indispensable de bien envisager
les conséquences les plus lointaines des actes réalisés. il faut réaliser son
parcours avec régularité, sans à-coup, afin que les progrès soient de
définitifs.
L'idée
dominante sera de se perfectionner et de tendre vers Dieu, c'est-à-dire
d'apporter chaque jour plus de clarté, plus de méthode, plus d'esprit de devoir
et de vérité, dans sa vie.
Les moyens de perfectionnement.
L'examen de soi-même.
Chaque soir avant de s'endormir, il convient de repasser sa journée en revue afin
d'évaluer si chacun de nos actes ont été judicieux. Nous disposons de deux
guides pour évaluer nos actes :
- L'intelligence
qui fait reporter chacune des pensées et des actions aux principes directeurs de
bonté, de vérité, de justice, d'ordre, et de synthèse.
- Cette voix intérieure qui part de l'âme et qui dit sa satisfaction ou
son malaise. Ce guide intime, dès qu'on a su l'éveiller par la volonté de vivre
vertueusement, se fait entendre avec force ; il envahit le champ de la
conscience et il dirige impérieusement.
La méditation, la foi, la vie vertueuse, la science de l'univers.
Le progrès spirituel passe par la méditation, c'est à dire par
l'approfondissement intellectuel des idées jusqu'à ce qu'elle soit notre. C'est
la recréation des idées par nous même qui fait la compréhension profonde et
l'assimilation véritable.
Seule, la
méditation régulière assure donc l'assimilation de la vérité et la culture de la
sagesse. Aussi, la méditation peut-être considérée comme l'agent le plus actif
de progrès intellectuel et moral. Et pour méditer avec fruit, il faut s'isoler
de l'agitation générale, se concentrer sur un sujet, et retravailler tous ses
aspects.
Il existe une seconde technique de méditation qui consiste à arrêter le flux
continu des pensées. C'est l'espace entre les pensées qu'il faut élargir. Une
méthode pour parvenir rapidement à la sagesse est l'arrêt des pensées. Cette
technique plus orientale est cependant peu adaptée à l'esprit cartésien
occidental.
La foi est une notion bien plus forte
que la croyance qui est mentale. La foi c'est l'adhésion toute entière à la
notion de Dieu. La foi en Dieu, c'est l'amour de l'unité qui guide le destin de
tous les être par les voies naturelles et surnaturelles. La foi est
l'annihilation de
la volonté propre, l'ardeur à l'effort pour l'accomplissement de tous les
devoirs. On accepte d'être emporté comme une feuille morte dans toutes les
circonstances, du moment où l'on a décidé de rester attaché au devoir quotidien,
soumis à un idéal d'ordre et de bonté, pleinement abandonné à la volonté de
Dieu. Le supplice dans la lutte pour la vérité est accueilli avec sérénité.
La vie doit être vertueuse. C'est à dire qu'elle doit comporter des limites, des
freins, des lois et des principes directeurs. La vie doit être structurée
physiquement, intellectuellement et spirituellement.
Ceux qui travaillent dans cette direction, arrivent à se créer cette foi
invincible, qui attire, soutient et confère une puissance irrésistible. Ils
finissent par comprendre que le but de la vie est d'introniser Dieu en soi
chaque jour davantage, de façon à se déifier.
La science de l'univers. Elle est
divisée en deux branches : le monde scientifique, la mathématiques standard, et
et la science sacrée avec ses lois et sa mathématique sacrée. Alors que la
mathématique standard ne sert que pour les opérations courantes, la mathématique
sacrée
conduit à la notion de vérités spirituelles de la plus haute portée. Veuillez
lire ici ces vérités.
La prière.
La prière est un
moyen de perfectionnement universellement établi dans toutes les religions. La
prière se prépare par l'arrêt des activités intellectuelles, par la mise en
vibration supérieure et de bonne réceptivité pour l'oeuvre de sagesse. Il faut
prier de tout son coeur avec un élan positif en chassant de son âme tout germe
de haine, tout ferment de rancune contre qui que ce soit. Il faut reconnaître
les bienfaits perçus chaque jour, au titre desquelles les souffrances endurées
doivent être inscrites bien haut, comme des avertissements, des moyens d'épreuve
et de progrès. Lors de la prière, il faut implorer les faveurs divines, non pour
accumuler, mais pour agir, préserver, transmettre et éclairer. La prière doit
être répétée, personnalisée, régulière pour qu'elle soit efficace. Le texte se
doit d'être positif, beau, adapté. Pythagore disait "Ne demande rien dans tes
prières : car tu ne sais pas toi-même et les Dieux seuls savent ce qui t'est
bon". Il faut donc se borner à faire acte d'aspiration vers Dieu,
d'exprimer son désir de perfectionnement et de demander l'orientation favorable,
le secours de la lumière et de la paix, pour autrui et pour soi, sans
s'inquiéter si les circonstances qui conduiront à la sagesse et à la vie
bienheureuse seront douces ou rudes. La vraie prière consiste donc à faire
courageusement son devoir en toutes choses, à invoquer l'appui divin et à se
montrer prêt à tout accepter avec confiance.
La prière est un
exercice difficile qui nécessite une concentration réelle, mais qui crée un
courant d'élévation qui jaillit de notre âme.
La prière est une source de redressement dans toute circonstance, elle fortifie
la volonté, augmente le courage, impose avec force les lois de la sagesse. La
prière peut être silencieuse, mais le texte prononcé transforme la pensée en
acte, car il augmente sa force d'émanation.
L'initiation.
La clairvoyance.
La vérité occulte.
En cours d'écriture.
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personnelle.
Les textes hermétiques sont ici.
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