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De part leur dénominations, on comprend que "les saints" sont des êtres
contagieusement bons, positifs, et unifiés.
La lecture de la vie des saints constitue une nourriture spirituelle
de premier ordre, car on s'imagine avec eux dans le texte, et comme toutes
influences mentales et spirituelles, elles sont contagieuses. Ce que
produit l'âme en terme de rayonnement, il en reste quelque chose qui
imprègne notre mental et notre corps tout entier.
C'est pourquoi on se magnifie l'esprit en lisant la vie des saints et on
se crée un élan de moralité, de bonté et d'amour en nous.
L'illustration, à base de fait réelle, de la vie des saints dans les
textes passe par des exploits stupéfiants, et pratiquement irréalisables
de nos jours. On a donc dans un 1er temps l'intellect occupé par la
lecture du texte. Car la lecture constitue une activité mentale
importante. Le cerveau calcule, évalue se projette, crée des images. Ainsi
le cerveau bien occupé laisse libre court à l'éveil de l'âme.
Le prodigieux exemple de Saint Jean Marie Baptiste Viannet, curé d'Ars en
est une illustration.

Le message de cet homme est le suivant .
Il passa sa vie à se défaire de tout, au profit de sa cause sacrée,
intérêt supérieur pour la chose éternelle. De cet extrême dépouillement
est né l'éveil de sa vraie nature. Le dépouillement était matériel,
financier, privation de nourriture, de sommeil, de relation.
Dans ce cas de figure il faut savoir que le corps se met à fonctionner
différemment. Il n'est plus nécessaire de manger, et l'intestin et
l'estomac fonctionnent à l'envers, au lieu de faire passer de la
nourriture dans le sang, c'est le sang qui évacue ses déchets.
La totalité du tube digestif est alors propre et l'énergie de la digestion
économisée suffit à vivre. Le complément est donné directement par le
soleil, et l'air. Car l'air pur est une nourriture vivifiante pour le
corps. Je vous souhaite de bien mesurer ce que signifie "boire un bol
d'air pur".
Un tel régime entraîne des modifications du cerveau, de sorte que celui-ci
ne puisse plus correctement fonctionner, calculer ses intérêts matériels.
Il ne reste que l'âme pour piloter le cerveau. C'est alors que l'unité se
réalise, et le sens mystique se révèle.
La description par les textes de la vie du curé d'Ars est
relativement récente. Et la publication de l'histoire de sa vie n'a pas
été réalisée par des sages. Ainsi l'histoire de ce curé est relativement
exacte par rapport à la réalité. Ceci est préjudiciable à la
qualité de la nourriture spirituelle issue de ces textes.
Il aurait mieux valu que ce soit un sage qui écrive la vie du curé pour,
d'une part, y donner un sens profond en accord avec le moment harmonique du
message à porter, et d'autre part pour ajouter dans le texte la symbolique
nécessaire à la conformité et la continuité de l'enseignement biblique.
Il est évident que la lecture de la vie des Saints constitue un tout qu'il
faut globalement regarder avec recul, mais que chaque vie de saint est
l'illustration d'un précepte important de l'enseignement catholique.
Chaque vie de saint constitue une pièce de l'immense puzzle du mythe
catholique.
La projection de la totalité des vies des saints dans le plan
philosophique révèle le but de la vie à travers toutes les illustrations
possibles. La projection de ces illustrations en fonction des lieux
géographique révèle le plan harmonique au niveau européen.
§
Le Curé d'Ars naquit le 8 mai 1786 à Dardilly, et son corps mourut le 4 août 1859
à Ars.
La foule très importante, qui venait le voir, avait une admiration et une
certaine crainte révérencielle : la conscience de l'immortalité était
devenue réelle chez chacun. On venait laver son âme auprès de Monsieur
Vianney.
La mort du corps du Curé d'Ars créa une sorte de traumatisme, comme la
perte d'un protecteur. Une douleur muette était ressentie, une contraction
des coeurs était visible.
Aussi il fut décidé, car il aurait été impossible qu'il soit enterré, de
l'enchâsser directement. Après une brève toilette mortuaire, il fut placé
dans la chasse qu'il occupe toujours. Un masque de cire recouvre son
visage et ses mains. Depuis 150 ans la chasse est toujours visible à Ars
sur Formans.
§
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
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